Entrez dans l'aventure au féminin...

Aventurières, voyageuses, exploratrices, globe-trotteuses... Elles existent, vous les avez rencontrées - peut-être en êtes-vous une.

Mais savez-vous qu'elles ont toujours existé ? Longtemps avant Alexandra David-Néel, longtemps avant Isabelle Eberhardt ?

En 1850, déjà... et même avant. Ida Pfeiffer, Isabella Bird, Gertrude Bell, Jane Dieulafoy... et tant d'autres. Ce blog leur est consacré ; aidez-moi à l'enrichir avec les histoires vraies que vous connaissez, et des questions auxquelles je m'efforcerai de répondre.



mardi 18 juillet 2023

 


Un podcast à écouter : l'histoire d'Alexandra David-Néel racontée (très bien) par Virginie Girod, suivie d'un échange entre Virginie Girod et Christel Mouchard pour mieux situer le personnage dans son contexte géopolitique et historico-féministe. 


L’été d’Au Cœur de l’Histoire - Alexandra David-Néel, la première exploratrice du Tibet (europe1.fr)



mardi 13 juin 2023

En savoir plus sur Isabelle Eberhardt

 

Pour écouter l'émission qu'Autant en emporte l'Histoire consacre à Isabelle Eberhardt : 

Isabelle Eberhardt, la vagabonde des sables (radiofrance.fr)


mercredi 19 avril 2023

Marie Pantalon


Pour en savoir plus sur la jeune Savoyarde qui s'est faite chercheuse d'or en Californie dans les années 1850... Une excellent série d'émissions sur FranceBleu :

Marie Suize quitte Thônes pour Paris épisode 1 (francebleu.fr)


lundi 16 janvier 2023

Sacajawea, une amérindienne dans la conquête de l'Ouest



A écouter : une fiction radiophonique de France Inter (Autant en emporte l'Histoire) pour revoir l'expédition de Lewis et Clark par les yeux de la jeune Amérindienne qui fut leur interprète et leur ambassadrice.

Le 7 avril 1805, le capitaine Lewis écrit dans son journal : « Nous étions sur le point de pénétrer au moins deux mille miles à l’intérieur d’un pays, dont aucun homme civilisé n’avait encore foulé le sol. » Cela fait un an que la célèbre expédition de Lewis et Clark, envoyée par le président Jefferson à la découverte des territoires inconnus de l’ouest, a quitté St Louis pour remonter en pirogue le Missouri. De là, ils finiront par trouver un passage à travers les terrifiantes Montagnes Rocheuses et en décembre 1805, malgré les maladies, la faim, les attaques de grizzlis, à rejoindre enfin la côte pacifique.
Avec un objectif d’abord scientifique (relevé cartographique, découverte de la faune et de la flore) l’expédition Lewis Clark qui répond aux visées clairement expansionnistes de Jefferson, va ouvrir la voie à ce qu’on appelle la Conquête de l’Ouest avec son cortège de destructions et de massacres..

Avec l'historienne Annick Foucrier, spécialiste de la Conquête de l'Ouest.

jeudi 23 décembre 2021

Lady Sarashina

 
Le vrai nom de cette femme qui vécut dans le Japon de l’ère Heian (VIIIe-XIe siècle) n’est pas connu. Sarashina est le nom d’une région où elle a voyagé, et les seules traces de ses nombreux voyages dans l’intérieur du Japon sont un journal, le Sarashina Nikki, qu’on a retrouvé bien après sa disparition, conservé dans les archives impériales. Par la description des paysages, des obstacles affrontés et des dangers encourus, et surtout par le besoin manifeste et magnifiquement détaillé qu’elle éprouve de partir et de repartir sans cesse, on peut considérer son livre comme le premier récit de voyage de femme connu.

Le Journal de Sarashina. Editions Verdier, octobre 1917

mercredi 6 octobre 2021

Les aventurières de la liberté

 


Certaines hébergent et sauvent les pourchassés, rédigent des journaux, confectionnent des faux papiers. D’autres espionnent, soignent les internés des camps, ravitaillent le maquis, fabriquent des explosifs. Il y a celles qui rejoignent Londres ou qui codent des messages pour la France libre. Aucune mission ne les effraie, elles montent des évasions, volent des armes, parfois les portent. CE sont les aventurières de la liberté... 

Grâce à de nombreuses photographies et archives inédites, l’historienne Dominique Missika redonne à ces femmes d’exception un visage et une voix.

mercredi 15 septembre 2021

Marie-Louise Girardin, une autre passagère clandestine

 

L'aventure de Jeanne Barret, passagère clandestine de l'expédition Bougainville (1766-1769) est maintenant bien connue (cf L'Aventurière de l'Etoile, Tallandier 2020). On connaît moins cette autre: Marie-Louise Victoire Girardin. Elle aussi déguisée en homme, engagée comme "commis",  elle a participé à l'expédition d'Entrecasteaux à la recherche de Lapérouse (1792-1794). On la connaît par un journal de bord, celui de La Motte du Portail, qui raconte comment, soupçonnée d'être travestie, elle se battit en duel avec l'"offenseur" pour prouver le contraire. Ce n'est qu'à sa mort, pendant le voyage du retour, qu'un médecin du bord put confirmer ce dont tout le monde se doutait à bord de La Recherche... 


lundi 24 mai 2021

Voyageuses dans la Grèce antique


 L'image de la femme dans la Grèce antique est réduite à celle du gynécée ; l'enfermement était sa condition, la reproduction sa fonction. Pourtant, là encore, il s'agit d'un faux-semblant. Une exposition organisée à Genève rappelle qu'en Grèce aussi, il y avait des voyageuses et des audacieuses... " Dès les années 300 avant notre ère, des poétesses et des musiciennes ont donné des récitals ou ont participé à des concours internationaux, tandis que les femmes philosophes ou médecins ont fait connaître leurs idées loin à la ronde." 

Pour en savoir plus: "Artistes et intellectuelles itinérantes en Grèce antique" 

(Une information donnée par Paskal Chelet-Roux)


jeudi 25 mars 2021

"Je voulais tester mes limites" - Les aventurières du grand large

 

Judith Lawson, Naomi James, Florence Arthaud 
"Je voulais tester mes limites" : c'est Naomi James qui parle, première femme à avoir navigué en solitaire à travers le monde via le cap Horn. Brigitte Oudry, qui a réalisé la même circumnavigation, le dit d'une autre manière : "J'avais besoin de grandes choses". Ann Gash : "Je voulais me constituer des souvenirs extraordinaires"... 

Toutes ces navigatrices sont réunies dans un livre depuis longtemps épuisé, qui rappelle des noms aujourd'hui oubliés, ceux des pionnières de la voile des années 1970 :  Marie-Noëlle Dedienne (adepte des équipages féminins), Aline Marchand (vingt-deux jours sans mât sur l'Atlantique), Teressa Remiszewska (qui, à peine sortie de l'hôpital, a essuyé et bouclé sa transat et un cyclone sans jamais demander de l'aide), Louise Chambaz (concurrente de l'Aurore), Marie-Claude Fauroux (premier succès féminin à la Transat), Brigitte Aubry, (première concurrente de la mini-transat, sur un bateau de 6,50m)... et d'autres.  Le livre est écrit dans un style démodé, donc impossible à rééditer. A quand un nouveau livre sur le sujet ? 

lundi 8 mars 2021

Calamity Jane, aventurière de légende

 

La jeune fille sort de l'anonymat en 1875 lorsque les soldats de l'expédition Newton-Jenney remarquent dans le groupe habituel des suiveuses de l'armée (souvent des prostituées) une jeune fille de dix-sept ans habillée en homme. Ils décrivent une bonne cavalière, fine gâchette, forte en gueule, généreuse, ivrogne et fabulatrice qu'ils surnomment aussitôt Calamity Jane. Tout le reste n'est que légende... mais quelle légende ! D'un siècle à l'autre, celle-ci gonfle et se déforme au gré des modes et des courants de pensée -- comment s'en indigner alors que l'héroïne elle-même alimentait les romans présentés comme des biographies ? De  fausses "lettres" dites de sa main (qui ne savait pas écrire), publiées quarante ans après sa mort par une prétendue fille de Calamity, ont achevé de fixer le mythe d'une femme cowboy au grand cœur. Le magnifique album de François Roca donne à cette légende une couleur particulière, plus onirique que pittoresque -- un western de rêve pour une aventurière dont la réalité s'est effilochée sous les fables. 

Pour connaître la véritable Martha Cannary, dite Calamity Jane,on peut lire Calamity Jane, Life and Legend, de Richard W. Etulain. 

samedi 16 janvier 2021

Nellie Bly, une cascadeuse autour du monde

 

C'est ainsi qu'on appelait les "journalistes infiltrés" aux Etats-Unis, en cette fin du XIXe siècle : Stunt journalists, les journalistes cascadeurs. Nellie fut l'une d'entre eux, la plus célèbre, entrée dans la carrière en  simulant la folie pour s'infiltrer dans un hôpital psychiatrique. En France, on la connaît surtout pour son tour du monde, fait pour gagner un pari un peu fou, mais bien dans l'air du temps de ces années 1880 aux Etats-Unis : réaliser un tour du monde plus rapide que celui du héros de Jules Verne, Phileas Fogg. Pari réussi: l'exploit est accompli en soixante-douze jours. Pourtant, c'est moins pour ce voyage exprès, accompli en train et en divers bateaux, du clipper au sampan, qu'il faut considérer Nellie Bly comme une grande aventurière, mais plutôt pour l'audace de ses reportages, et  pour la façon bien à elle qu'elle avait de toujours se mettre en danger, où qu'elle soit, quoi qu'elle fasse. 

Pour en savoir plus, on peut écouter l'émission qu'Historiquement vôtre lui a consacrée (deuxième partie de l'enregistrement, minute 39). Ou lire Les Fabuleuses Aventures de Nellie Bly, Point Seuil. 




dimanche 13 décembre 2020

"Elle retrouva la santé sur les grands chemins" Diderot

 
Dans Le Rêve de d'Alembert, un des trois personnages mis en scène par Diderot, le médecin Bordeu, raconte :
« Une jeune femme avait donné dans quelques écarts. elle prit un jour le parti de fermer sa porte au plaisir. La voilà seule, la voilà mélancolique et vaporeuse [sujette aux vapeurs]. Elle fit me appeler. Je lui conseillai de prendre l'habit de paysanne, de bêcher la terre, toute la journée, de coucher sur la paille et de vivre de pain dur. Ce régime ne lui plut pas. Voyagez donc, lui dis-je. Elle fit le tour de l'Europe et retrouva la santé sur les grands chemins »
Cette recommandation médicale donnée en 1769 n'a rien de farfelu : elle fut à plusieurs reprises dans l'histoire à l'origine d'une vocation d'aventurière, notamment de celle d'Isabella Bird, qui n'avait sans doute pas lu Diderot.  

mardi 10 novembre 2020

En suivant le guide... Sacagawea

 


Placée au carrefour de quatre cultures au fil des aléas de son enfance, cette jeune Shoshone est une de ces captives qui, à travers l'Histoire, ont su transcender leur condition. Emmenée par Lewis et Clarke en 1804 dans leur expédition vers l'Ouest lointain, elle devint plus qu'une interprète, une émissaire, une diplomate capable d'organiser tout au long du voyage vers le Pacifique la rencontre entre les explorateurs missionnés par Washington et les divers peuples amérindiens.  

A lire:   A travers l'Ouest Américain, Annick Foucrier, La Lanterne magique

jeudi 24 septembre 2020

jeudi 10 septembre 2020

Premier essai biographique sur Jeanne Barret, qui fit le tour du monde travestie en homme dans les équipages de Bougainville

 

1er février 1767. Une jeune paysanne embarque sur la flûte l’Étoile pour une expédition commandée par le comte Louis-Antoine de Bougainville. Elle s’appelle Jeanne, mais c’est sous le nom de Jean qu’elle se présente à l’équipage, travestie en valet. Désormais passagère clandestine, elle espère réaliser son rêve : accomplir le tour du monde.

Aucune fée ne s’est penchée sur le berceau de Jeanne : son père est pauvre et sa mère meurt peu après sa naissance. Son seul avenir est dans la servitude. Mais sa rencontre avec le naturaliste Philibert Commerson bouleverse le cours de sa vie. Elle découvre grâce à lui que sa connaissance des plantes, acquise pendant son enfance paysanne, peut être utile à la science ; ainsi devient-elle peu à peu une « botaniste exercée ». Quand son amant est missionné par Louis XV pour accompagner Bougainville, elle choisit de le suivre malgré l’interdiction formelle, en vigueur sur les vaisseaux du roi, d’avoir des femmes à bord.  Elle va devoir affronter l’inconnu, les forêts tropicales du Brésil, les immensités glacées de la Terre de feu, les nuits torrides des Îles sous le vent. Elle va devoir aussi, et surtout, déjouer les soupçons des matelots de plus en plus intrigués par sa petite silhouette aux joues trop lisses... 

D’archive en archive, depuis les monts du Morvan jusqu’à l’île Maurice, l'auteur est partie sur les traces de Jeanne Barret. Elle nous révèle le destin exceptionnel d’une femme intelligente et téméraire, qui a osé s’aventurer au-delà des limites du possible.

En librairie

lundi 3 août 2020

L'été avec Jeanne Barret

Le quotidien Sud-Ouest consacre une pleine page à Jeanne Barret. En lumière: les chercheurs qui, depuis plusieurs années, fouillent les archives pour restituer la véritable personnalité (jusque-là trop souvent déformée) de cette femme exceptionnelle, petite paysanne et grande aventurière. 

dimanche 14 juin 2020

Une voyageuse face à la peste

C'est le moment de lire ou relire les souvenirs de Suzanne Voilquin, qui se trouva en Egypte en 1835, prise dans une épidémie de peste. Elle vit mourir autour d'elle ses camarades, avec lesquels elle était venue bâtir une utopie saint-simonienne, fut elle-même frappée, mais survécut. Les détails qu'elle donne sur ce qu'on savait alors (ou pas) de la contagion, sur la quarantaine, les réactions des Égyptiens et des Français, le courage simple qu'elle a montré font de son texte un magnifique document.
 Consultable en ligne : Souvenirs d'une fille du peuple (ou La saint-simonienne en Égypte), 1866.

vendredi 7 février 2020

Sur les pas de Lise

Marie-Thérèse Grisenti, violoncelliste, a trouvé la meilleure manière qui soit de restituer l'aventure d'une autre violoncelliste, Lise Cristiani : mêler la musique, la lecture et les images. Le spectacle est remarquable.
La musique et le voyage ont toujours été étroitement mêlés, parce que les interprètes sont des baladins. Lise Cristiani, cependant, a ajouté à son destin une curiosité et une témérité rares.
L’odyssée de Lise Cristiani serait passée dans la grande trappe des aventures inconnues si un rédacteur de la revue Le Tour du monde n’avait eu l’occasion de lire quelques lettres écrites par la jeune fille... (suite sur "plus d'infos")

mardi 21 janvier 2020

Par mari interposé - Françoise Robin



Elle s'est mariée à dix-sept ans, a eu trois filles très vite, a beaucoup pleuré son premier mari, puis s'est remariée, et a suivi pareillement son deuxième mari dans un pays lointain. Rien de très exaltant dans le monde des aventurières? Mais les maris avaient pour nom Pierre Poivre et Pierre Samuel Dupont de Nemours. Tous les deux étaient beaucoup plus âgés que Françoise,  aventuriers de l'intelligence, entrepreneurs et grands voyageurs. Pour les avoir volontairement choisis et volontairement accompagnés, Mlle Robin offre un exemple historique (deuxième moitié du XVIIIe siècle) de ces aventurières qui, tout en se conformant aux codes sociaux de leur temps, utilisaient leurs maris pour vivre leurs rêves.
Il n'existe pas de portrait de Françoise robin. Ci-contre:  Lavoisier et Marie-Anne Paulze, autre exemple de couple professionnellement fusionnels. 

dimanche 10 novembre 2019

Invisibles gouvernantes

Au XIXe siècle, six pour cent des femmes vaudoises adultes émigrent ! Un chiffre impressionnant qui cache autant d'aventures personnelles. Sans être spectaculaire, la vie des gouvernantes venues d'ailleurs n'en étaient pas moins chaque fois un saut dans l'inconnu.
A lire dans ici, dans le journal de Lausanne 24 heures