Star du journalisme, coqueluche du Paris mondain, féministe avant l'heure, elle a visité la planète entière avant de se perdre. « Titaÿna » (1897-1966) - de son vrai nom Élisabeth Sauvy - est la soeur d'Alfred, le célèbre démographe. Égoïste et impulsive, elle va toujours de l'avant et vit dans un véritable tourbillon. Tour à tour, elle est dame de compagnie de la soeur de l'empereur du Japon, écrit plusieurs romans, se lance dans le grand reportage, se passionne pour l'aviation, visite la Chine et le Mexique, rencontre Mustapha, Kemal et Mussolini...
A lire pour en savoir plus sur elle : le beau livre de Benoit Heimermann, à qui revient le mérite de l'avoir redécouvert : Titayna, l'aventurière des années folles. Arthaud, 2011.
Entrez dans l'aventure au féminin...
Aventurières, voyageuses, exploratrices, globe-trotteuses... Elles existent, vous les avez rencontrées - peut-être en êtes-vous une.
Mais savez-vous qu'elles ont toujours existé ? Longtemps avant Alexandra David-Néel, longtemps avant Isabelle Eberhardt ?
En 1850, déjà... et même avant. Ida Pfeiffer, Isabella Bird, Gertrude Bell, Jane Dieulafoy... et tant d'autres. Ce blog leur est consacré ; aidez-moi à l'enrichir avec les histoires vraies que vous connaissez, et des questions auxquelles je m'efforcerai de répondre.
Mais savez-vous qu'elles ont toujours existé ? Longtemps avant Alexandra David-Néel, longtemps avant Isabelle Eberhardt ?
En 1850, déjà... et même avant. Ida Pfeiffer, Isabella Bird, Gertrude Bell, Jane Dieulafoy... et tant d'autres. Ce blog leur est consacré ; aidez-moi à l'enrichir avec les histoires vraies que vous connaissez, et des questions auxquelles je m'efforcerai de répondre.
mardi 22 novembre 2011
vendredi 4 novembre 2011
Un internaute me rappelle le nom de Lady Anne Blunt. Née en 1837, petite-fille de Byron, cette grande dame de l'aristocratie anglaise fut un personnage plein de panache. Amoureuse des chevaux et du voyage, polyglotte et érudite, elle consacra une partie de sa vie à visiter l'Arabie saoudite, notamment le désert du Nejd, à la recherche de pur-sang. Dans son haras égyptien, naquirent quelques-uns des plus célèbres chevaux de son temps.
A lire : Pilgrimage to Nejd, par Lady Anne Blunt
lundi 17 octobre 2011
Une amie grecque me rappelle l'existence d'une aventurière célèbre en Grèce, Laskarina Bouboulina. Ayant hérité de la fortune de son mari, cette fille de marin fit construire une petite flotte pour combattre l'empire ottoman, et prit le commandement du plus grand de ses navires, L'agamemnon, en 1821. A la tête de ses troupes, elle parvint à faire tomber Nauplie en 1822 avant de mourir victime d'une vendetta familiale. Laskarina Bouboulina n'est pas une exploratrice, mais une combattante. La différence entre ces deux types de femmes n'est pas toujours claire : il est arrivé que des voyageuses se fassent espionnes par patriotisme, comme Gertrude Bell, et les guerrières étaient parfois aussi des globe-trotters, comme Catalina de Arauso. Il faut cependant se méfier des figures de combattantes; elles sont parfois fabriquées ou récupérées à l'usage d'une cause, étant sous-entendu que " si même nos mères et nos filles se battent, c'est une preuve de plus que Dieu est de notre côté".
Pour en savoir plus sur la Boubouline, allez voir le musée Bouboulina à Spetses, en Grèce ; je ne connais pas de livre en français ou en anglais qui lui soit consacré. Toute information est la bienvenue.
La Bouboulina à bord de L'Agamemnon. Tableau de Peter von Hess |
Pour en savoir plus sur la Boubouline, allez voir le musée Bouboulina à Spetses, en Grèce ; je ne connais pas de livre en français ou en anglais qui lui soit consacré. Toute information est la bienvenue.
mardi 16 août 2011
Ma tête à couper
Si vous voulez poursuivre le voyage avec Ida Pfeiffer, il faut lire la réédition par Phébus du récit de voyage d'Ida Pfeiffer, publié sous le titre "Ma tête à couper". C'est un régal !
mercredi 1 juin 2011
Aventurières malgré elle, aventurières malgré tout
Elles n'avaient pas choisi de voyager ; elles étaient lancées sur les routes les plus dangereuses au milieu des pays les plus hostiles pour rejoindre un mari, chercher une vie meilleure, transporter une cargaison, se produire de théâtre en théâtre... Emigrantes, commerçantes, artistes, elles ont souvent été présentées comme des victimes. Pourtant... à y regarder de plus près, parmi les "aventurières malgré elles", beaucoup se sont révélées particulièrement aptes à survivre dans les conditions imposées. Et une bonne part d'entre elles ont aimé ça. Malheureusement, toutes n'ont pas écrit...
| Mary Seacole, jamaïcaine épicière et aventurière |
lundi 30 mai 2011
La voyageuse et le corsaire
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| Aphra Behn, une autre voyageuse dans la Guyane du XVIIe siècle |
Elizabeth avait vingt ans quand elle est partie de Hollande, en 1676, pour s'installer avec sa famille dans une nouvelle colonie encore à fonder sous le nom d'Orange, à l'embouchure de l'Oyapock. Son père meurt en voyage, puis sa soeur à l'arrivée sur l'Amazone. C'est la saison des pluies, et, même si la nature est enchanteresse ( "la nuit, toute la forêt semblait remplie d'étoiles et nous étions profondément émerveillés quand nous reconnûmes que ce n'était que des lucioles...") le climat est pénible. Elizabeth tombe à son tour malade. Comme le gouverneur lui refuse l'autorisation de rentrer en Hollande, elle prend la poudre d'escampette et s'embarque sur un bateau en partance. Lequel tombe dans un calme plat qui le porte sur les brisants de Guadeloupe, auxquels il n'échappe que pour rencontrer un ouragan - "les poissons en étaient comme ivres dans la mer". Tandis que les voyageurs remontent vers Terre-Neuve, secoués par les tempêtes, le bateau perd une ancre, puis le mât d'artimon, le gouvernail, "un grand nombre d'agrès". Le 2 juin 1677, enfin, Elizabeth tombe aux mains du corsaire Jean Bart. Quelle rencontre encore que celle-là ! D'un côté la rigueur et la raideur d'une jeune protestante dont on imagine si bien le col et la coiffe empesés, de l'autre la galanterie d'un marin de fortune, qui sera bien obligé de s'incliner devant la force d'âme de sa captive. "Je repoussai au loin un livre de patrenôtres et à plusieurs reprises j'éteignis des chandelles de suif" - autrement dit, Elizabeth résiste aux tentations que les "papistes" (les catholiques) mettent partout autour d'elle. Finalement, la voyageuse retrouve sa patrie seule et ruinée. Le flegme et la candeur de son récit font regretter qu'elle ne soit pas repartie !
lundi 23 mai 2011
Ida Pfeiffer sur France Inter
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| Stephanie Duncan |
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