Entrez dans l'aventure au féminin...

Aventurières, voyageuses, exploratrices, globe-trotteuses... Elles existent, vous les avez rencontrées - peut-être en êtes-vous une.

Mais savez-vous qu'elles ont toujours existé ? Longtemps avant Alexandra David-Néel, longtemps avant Isabelle Eberhardt ?

En 1850, déjà... et même avant. Ida Pfeiffer, Isabella Bird, Gertrude Bell, Jane Dieulafoy... et tant d'autres. Ce blog leur est consacré ; aidez-moi à l'enrichir avec les histoires vraies que vous connaissez, et des questions auxquelles je m'efforcerai de répondre.



mardi 6 octobre 2015

Aqeela ou le courage de convaincre

Il faut parfois plus de courage pour faire cent mètres à l'intérieur d'un camp de réfugiés que 300 kilomètres sur la banquise... 
Aqeela Asifi est une ancienne enseignante qui a fui Kaboul avec sa famille en 1992, trouvant refuge dans le camp reculé de Kot Chandna. Consternée par la non-scolarisation des filles dans le camp - des traditions culturelles strictes les obligeaient à rester enfermée - elle a entrepris de convaincre ses voisins, un par un, et commencé à enseigner à une poignée d'élèves dans une tente-école de fortune. Aujourd’hui, plus d’un millier de filles fréquentent les écoles permanentes du village.
Elle vient de recevoir le prix Nansen pour les réfugiés, offert par la Suisse et la Norvège. Celui-ci  a été institué en 1954 en l'honneur de Fridtjof Nansen, explorateur et scientifique norvégien, premier Haut-commissaire pour les réfugiés.
Trouvé sur le site du Huffington Post

mardi 29 septembre 2015

Aventurières aux pôles

Aux Editions Paulsen, que tous les amateurs d'aventure doivent suivre de près : 

Les femmes n’ont pas toujours été les bienvenues sur les terrains de l’exploration et de la découverte. Et moins encore s’agissant des extrêmes polaires. Comment imaginer ces « frêles machines » (Denis Diderot) résistant  à un environnement aussi hostile ?
Les exceptions n’en ont que plus de mérite qui, petit à petit, ont gagné les marges de ces régions impossibles. Souvent au gré de ruses et d’audaces spectaculaires.
De Jeanne Baret, la pionnière des pionnières qui, en 1768, doubla la Terre de Feu à bord du bateau de Bougainville jusqu’à Louise Boyd qui, en 1955 survola la banquise arctique à bord d’un DC4, les femmes des pôles constituent une caste à part, un florilège détonnant où l’on croise, aux mépris des ostracismes et des ségrégations, une touriste égarée aux confins de la mer de Kara, une Iñupiate abandonnée en terre de Wrangel, une parturiente inattendue, une infirmière russe, une médecin française et même la maîtresse de Victor Hugo en route pour le Spitzberg.
Une poignée de destins d’exception qui dit la curiosité, la clairvoyance et, plus encore, l’originalité de femmes vraiment singulières.

http://www.editionspaulsen.com/Femmes_des_poles.html

mardi 22 septembre 2015

Catherine Maunoury et Adrienne Bolland deux aventurières du ciel



A ne pas manquer ce dimanche 27 septembre 2015 ; l'émission de Stéphanie Duncan (Autant en emporte l'histoire, France Inter, 21 heures) est consacrée à deux grandes dames de l'aviation : Catherine Maunoury, dix fois championne de France de voltige aérienne et directrice du musée de l'air du Bourget, raconte Adrienne Bolland, première femme pilote d'essai en 1920, résistante (confrérie Notre-Dame du colonel Rémy), célèbre pour sa traversée des Andes accomplie en 1921 dans des conditions à peine imaginables

mercredi 9 septembre 2015

Quel genre d'aventurière était Marthe Richard ?

En 2016, ce sera le 70e anniversaire de la fermeture des maisons closes. Marthe Richard, qui est à l'origine de la loi - la "veuve qui clôt" -,  reste un personnage improbable. Prostituée, aviatrice, espionne, veuve joyeuse, amante de Edouard Herriot, FFI, conseillère municipale.. et affabulatrice, elle a tous les attributs de l'aventurière dans le pire sens du terme, mais s'il n'y a eu que la moitié de vrai dans ce qu'elle racontait de sa vie, et ne serait-ce que pour son courage d'aviatrice trompe-la-mort elle mérite aussi d'être citée parmi les plus dignes du genre.
A lire: Marthe Richard, de la petite à la grande vertu, par Elizabeth Coquard

mardi 18 août 2015

Aventurière et bipolaire, Thérèse Rivière

Thérèse Rivière dirigeait la mission ethnographique dans les Aurès de 1935-1936, mais c'est Germaine Tillion, qui la secondait, qui est restée la plus célèbre des deux  - pour son action de résistante. Thérèse avait étudié le dessin industriel, et fut embauchée à ce titre au musée de l'Homme. Elle entreprit des études d'ethnologie sous la direction de Marcel Mauss, et, en 1934, fut nommée responsable du département "Afrique Blanche et Levant" par Paul Rivet. Elle partit dans les  Aurès pour vivre dans  l'ethnie berbère des Chaouïas en 1935, et revint avec plus de 800 objets et un film. Mais Thérèse ne put profiter du succès de sa mission. Rattrapée par la maladie à partir de 1945, elle fut de plus en plus souvent internée en maison psychiatrique, où elle mourut en 1970, complètement oubliée.
Frédérique Faublée, fille de Jacques Faublée, qui valorisa l'oeuvre de Thérèse quand celle-ci fut incapable de la poursuivre, a écrit sa biographie :  Thérèse rivière, l'ethnologue oubliée du musée de l'Homme.

lundi 27 juillet 2015

aventurière et vétérinaire

Les recherches de Sabrina Krief sur les chimpanzés et leur santé l'ont conduite d'abord au Congo puis en Ouganda, où elle a vécu dans les arbres pour mieux observer ses patients. Elle y a découvert que les chimpanzés pouvaient être eux-mêmes des médecins plutôt qualifiés. Et en a rapporté, outre le résultat de ses travaux scientifiques, un beau livre dont son mari, Jean-Michel Krief a fait les photos :  Les Chimpanzés des Monts de la lune, chez Belin.
Pour prolonger le voyage : à voir, l'exposition du Museum d'histoire naturelle, au Jardin des Plantes, à Paris "Sur la piste des grands singes" (jusqu'en mars 2016).


mercredi 22 juillet 2015

Aventurières archéologues



En France, Jane Dieulafoy est la plus célèbre ; en Angleterre, c'est encore et toujours Gertrude Bell, dont les travaux sur la forteresse d'Al-Ukhaidir et la découverte du monastère de Mar Gabriel sont régulièrement rappelés  par les spécialistes.
Citons aussi Laurette Séjourné, Mary Leakey, Madeleine Colani... Parmi les premières, la Suédoise Anna Akerhjelm (1642-1698), anoblie pour ses travaux sur le Parthénon.
Deux livres : le plus récent, Ladies in the fields, est canadien et abordable- un peu succinct sur le sujet. Il faut citer aussi Breaking Ground (2007), plus sérieux.  En français ? rien trouvé.