
Sublime parce qu'elle a franchi allègrement les différences et les frontières : polonaise, Christine Granville a vécu en Afrique orientale, puis, réfugiée à Londres en 1939, est entrée dans l'Intelligence Service pour s'en aller combattre dans l'ombre en Hongrie... Sublime parce qu'aussi brillante et belle que physiquement courageuse : elle traverse les Tatras, puis les Balkans, roule le consul vichyssois d'Istanbul pour obtenir des visas vers la Syrie, avertit les Britanniques du plan Barbarossa en cours... Sublime parce qu'elle joue de ses multiples identités pour devenir, dans la France de 1944, la plus légendaire des filles du Special Operation Executive (SOE), surnommées bêtement les "anges de Churchill". Des anges de chair et de sang, capable de sauter en parachute, de se servir d'une arme, d'une radio, d'aimer leurs camarades de combat, et de se taire sous la torture.
Sur Christine Granville, il faut lire
The spy who loved, de Clare Mulley.