Entrez dans l'aventure au féminin...

Aventurières, voyageuses, exploratrices, globe-trotteuses... Elles existent, vous les avez rencontrées - peut-être en êtes-vous une.

Mais savez-vous qu'elles ont toujours existé ? Longtemps avant Alexandra David-Néel, longtemps avant Isabelle Eberhardt ?

En 1850, déjà... et même avant. Ida Pfeiffer, Isabella Bird, Gertrude Bell, Jane Dieulafoy... et tant d'autres. Ce blog leur est consacré ; aidez-moi à l'enrichir avec les histoires vraies que vous connaissez, et des questions auxquelles je m'efforcerai de répondre.



vendredi 7 février 2020

Sur les pas de Lise

Marie-Thérèse Grisenti, violoncelliste, a trouvé la meilleure manière qui soit de restituer l'aventure d'une autre violoncelliste, Lise Cristiani : mêler la musique, la lecture et les images. Le spectacle est remarquable.
La musique et le voyage ont toujours été étroitement mêlés, parce que les interprètes sont des baladins. Lise Cristiani, cependant, a ajouté à son destin une curiosité et une témérité rares.
L’odyssée de Lise Cristiani serait passée dans la grande trappe des aventures inconnues si un rédacteur de la revue Le Tour du monde n’avait eu l’occasion de lire quelques lettres écrites par la jeune fille... (suite sur "plus d'infos")

mardi 21 janvier 2020

Par mari interposé - Françoise Robin



Elle s'est mariée à dix-sept ans, a eu trois filles très vite, a beaucoup pleuré son premier mari, puis s'est remariée, et a suivi pareillement son deuxième mari dans un pays lointain. Rien de très exaltant dans le monde des aventurières? Mais les maris avaient pour nom Pierre Poivre et Pierre Samuel Dupont de Nemours. Tous les deux étaient beaucoup plus âgés que Françoise,  aventuriers de l'intelligence, entrepreneurs et grands voyageurs. Pour les avoir volontairement choisis et volontairement accompagnés, Mlle Robin offre un exemple historique (deuxième moitié du XVIIIe siècle) de ces aventurières qui, tout en se conformant aux codes sociaux de leur temps, utilisaient leurs maris pour vivre leurs rêves.
Il n'existe pas de portrait de Françoise robin. Ci-contre:  Lavoisier et Marie-Anne Paulze, autre exemple de couple professionnellement fusionnels. 

dimanche 10 novembre 2019

Invisibles gouvernantes

Au XIXe siècle, six pour cent des femmes vaudoises adultes émigrent ! Un chiffre impressionnant qui cache autant d'aventures personnelles. Sans être spectaculaire, la vie des gouvernantes venues d'ailleurs n'en étaient pas moins chaque fois un saut dans l'inconnu.
A lire dans ici, dans le journal de Lausanne 24 heures

vendredi 1 novembre 2019

Filles intrépides





Le fantasme...
(Mlle de Maupin par Beardsley)
...la réalité. (Hannah Snell)
La fille travestie, comme la fille rebelle,
est un fantasme littéraire toujours 
teinté d’érotisme. Le personnage suggère une sexualité ambiguë, conquérante et ravageuse. A la fois Mlle de Maupin et Rosette (cf Théophile Gautier), elle est inévitablement associée aux amours saphiques.
Les filles travesties historiques ne ressemblaient pas aux fantasmes. Elles revendiquaient la liberté de mouvement sans pour autant être libertines, elles transgressaient les codes de genre sans pour autant être des transgenres. Elles étaient attirées par l’aventure mais non par les aventures amoureuses. Souvent poussées par la misère à prendre l’habit masculin, elles le gardaient parce que, tout simplement, elles le trouvaient commode pour gagner honnêtement leur vie dans un métier d’homme qu'elle aimait, soldat ou marin. La plupart sont oubliées, car elles n’ont pas été découvertes. Mais quelques traces existent, même dans l’histoire du petit peuple.
  On peut nommer par dizaines, de Catalina de Erauso à Mary Ann Talbot, les « filles intrépides » (expression de 1804) qui ont caché sous l’habit d’homme leur appétit d’action, dont beaucoup sont restées chastes et beaucoup n’ont eu qu’un seul homme. 


vendredi 27 septembre 2019

Anita Conti au Muséum d'histoire naturelle de Paris

« Dès que je mets le pied à bord, je voltige. La vie est là. »
Autodidacte, affranchie, courageuse, Anita Conti est une aventurière des mers. Toujours dotée de son appareil photo, de sa caméra et de son carnet, elle tire son premier best-seller, Racleurs d’océans, paru en 1953, de son expérience au sein d’une campagne de pêche à bord du chalutier Bois rosé. Observatrice attentive du monde de la pêche, des ressources halieutiques, elle voyagea toute sa vie à travers les océans, témoin privilégié de leurs évolutions.

Projection « augmentée » du film en 16mm tourné par Anita Conti en 1952, Racleurs d’Océan, qui sera accompagné d'une lecture d'extraits du livre Racleurs d'océans (1952) et d’une performance musicale aux ondes Martenot de Julie Normal.

lundi 24 juin 2019

Lizzie Cabot Agassiz, botaniste de terrain

Encore une voyageuse et savante disparue dans l'ombre de son mari, le grand botaniste Louis Agassiz. Au cours des expéditions Thayer et Hassler qui ont conduit les Agassiz à travers le Brésil et dans le détroit de Magellan dans les années 1865-1866, puis 1871-1872, elle eut la fonction d'écrivain du bord. C'est en conséquence elle qui rédigea le récit de voyage signé par son mari en même temps qu'elle-même, A Journey in Brazil.