Entrez dans l'aventure au féminin...

Aventurières, voyageuses, exploratrices, globe-trotteuses... Elles existent, vous les avez rencontrées - peut-être en êtes-vous une.

Mais savez-vous qu'elles ont toujours existé ? Longtemps avant Alexandra David-Néel, longtemps avant Isabelle Eberhardt ?

En 1850, déjà... et même avant. Ida Pfeiffer, Isabella Bird, Gertrude Bell, Jane Dieulafoy... et tant d'autres. Ce blog leur est consacré ; aidez-moi à l'enrichir avec les histoires vraies que vous connaissez, et des questions auxquelles je m'efforcerai de répondre.



vendredi 9 novembre 2018

Virginie Hériot - Madame de la Mer


Aile, elle… Le jeu de mot est volontaire. Si Virginie Hériot a baptisé tous ses bateaux Aile ou Ailée, c’est parce qu’elle s’identifiait à eux, elle que le poète Rabindranath Tagore appelait Madame de la Mer.
Rêver de bateaux, construire des bateaux, vivre sur des bateaux et les faire voler… Elle avait peu de temps, car sa santé était fragile, et elle en avait conscience, mais sa passion et sa fortune lui permettaient d’avancer à toute allure. Fée aux pouvoirs illimités, elle fit apparaître sur mer douze voiliers aux lignes irréelles. C’est la plus grande flotte de course de la France des années 1920 : six 8 m J.I., d’Aile à Aile VI, cinq dans la catégorie des 6 m J.I, de Petite aile à Petite aile V, plus la goélette Ailée deuxième du nom. Pour excuser ses dépenses – dans ces années-là, le moindre JI coûte deux à trois millions de francs, elle revendique de ne faire appel qu’à des chantiers français pour réaliser ses monotypes de course. Mieux, elle étudie le dessin de la carène, la disposition des mâts, la coupe des voiles, la répartition du poids, et suit la construction dans le moindre détail. Surtout, elle navigue et elle court : de 1924 à 1932, elle participe en moyenne à 90 régates par an, gagne de une à huit coupes par an, et parcourt 70 000 milles.  […]
Retrouvez Virginie Hériot et d'autres dans le  magnifique 100 marins, qui vient de paraître aux éditions Paulsen.  

vendredi 2 novembre 2018

Dona Isabel, la femme du cartographe


Enfin traduit en français, voici l'excellent livre de Robert Whitaker

sur Dona Isabel Godin des Odonais, célèbre pour réussi l'exploit de survivre seule dans la forêt amazonienne après la disparition de toute son expédition… Pour en savoir plus sur cette aventure, voir aussi le roman que j'en avais fait
et le blog que je lui ai consacrée :  Dona Isabel. Pourquoi ce roman, alors que le livre de Whitaker avait déjà livré (en anglais) la totalité des informations existantes sur le sujet ? Parce que mon interprétation des circonstances de l'expédition et de la personnalité de l'héroïne était fort différente de celle de Whitaker.  "Une histoire d'amour" dit le sous-titre du livre… rien n'est moins sûr! 
La Femme du cartographe, Payot, 2018

    



 

dimanche 26 août 2018

Jeanne Baret sur France Inter


Jeanne, mais aussi Rose de Freycinet, ont été longuement évoquées dans Le Temps d'un bivouac,
A réécouter.

vendredi 27 juillet 2018

Une savanturière: Pascale Joannot

Rencontrez une des femmes scientifiques qui vivent l'aventure au quotidien, dans l'émission de Fabienne Chauvière, Les Savanturiers.
Ecoutez… 

mercredi 4 juillet 2018

Clandestine mais pas vraiment, Rose de Freycinet

L'aventure de Rose de Freycinet illustre tous les faux-semblant qui entourent le voyage au féminin jusqu'à la fin du XIXe siècle. Rose n'a pas le droit d'embarquer sur les navires du roi, mais son mari dirige la mission scientifique réalisée par l'Uranie en 1817-1820. Or elle veut absolument partir. Sa famille le lui interdit, mais son mari l'y encourage… Alors ?  on fait semblant de ne rien savoir. Rose se coupe les cheveux et se déguise en garçon… jusqu'au détroit de Gibraltar. Après cela, elle vit à bord, visible et invisible à la fois. Lorsque l'Uranie fait naufrage le 14 février 1820 près des îles Malouines, Rose se conduit "admirablement", selon le mot d'Arago, membre de l'expédition. Son nom ne sera cependant pas même mentionné dans l'enquête qui suivra.
Revenue de son tour du monde, elle deviendra la première femme de l'histoire à le raconter elle-même.Elle mourra dans l'épidémie de choléra qui frappa Paris en 1832.

Journal : Campagne de l'«Uranie»: (1817-1820)

, par Rose de Freycinet

 

vendredi 29 juin 2018

Adelaïde, brave petit mousse

Un mousse en 1799
Plutôt que de rester mendiante, la petite Adelaïde Elie se déguisa en garçon pour être servir comme sous-mousse sur le Glorieux, aux alentours, sans doute, de 1788. Elle participa à son bord aux combats navals de la guerre d 'Indépendance américaine jusqu'à la capture du vaisseau par les anglais en 1782. Même prisonnière, elle resta incognito. Ce ne fut qu'à son retour de captivité qu'elle fut "reconnue". Malgré le délit qu'elle avait commis en déguisant son sexe, le roi lui accorda la demi-solde de matelot "en considération de sa bravoure et de ses blessures." Elle avait alors dix-sept ans !

mardi 3 avril 2018

"Vous voyagez seule ? Vous n'avez pas peur ?" Louise raconte


Louise HACQUES Jeune aventurière d'aujourd'hui
"L'aventure je voulais la vivre absolument, mais le vélo c'était le plus pur des hasards... 

"En cette année 2014, je souhaitais quitter Paris où j'avais vécu mes deux premières années professionnelles. Je m'étais toujours promis un grand voyage après mes études. Ma fin de contrat et mes quelques économies étaient l'occasion rêvée pour entreprendre mon rêve. J'ai décidé d'aller à la découverte de l'Amérique du Sud. "Partir seule? Tu n'as pas peur?" ai-je entendu murmurer. Sur un forum de voyage, j'ai rencontré Julien un jeune ingénieur du sud de la France qui m'a proposé le tour de l'Amérique Latine. A vélo ... Mon cœur battait la chamade. Parce que c'était vraiment de l'aventure qui se profilait, et que j'étais prête à relever le défi...    Lire la suite sur "Plus d'info"