Entrez dans l'aventure au féminin...

Aventurières, voyageuses, exploratrices, globe-trotteuses... Elles existent, vous les avez rencontrées - peut-être en êtes-vous une.

Mais savez-vous qu'elles ont toujours existé ? Longtemps avant Alexandra David-Néel, longtemps avant Isabelle Eberhardt ?

En 1850, déjà... et même avant. Ida Pfeiffer, Isabella Bird, Gertrude Bell, Jane Dieulafoy... et tant d'autres. Ce blog leur est consacré ; aidez-moi à l'enrichir avec les histoires vraies que vous connaissez, et des questions auxquelles je m'efforcerai de répondre.



mercredi 28 mars 2012

Jeanne Cuisinier à la rencontre des Muong

Les ethnologues aussi ont été de grandes voyageuses – et des aventurières de la science. Un exemple  : Jeanne Cuisinier, dont j’ai appris l’existence lors de ma visite en Malaisie, grâce à Stéphanie.
Elève de Marcel Mauss, Jeanne Cuisinier a voyagé en Asie du sud-Est en 1937-38 puis en 1955. Elle s’est particulièrement attachée à étudier la Malaisie, puis les Mường du Vietnam, qui lui ont fourni la matière de sa thèse, publiée en 1946. Elle a rapporté de ses terrains plus de mille objets, maintenant conservés au Musée de l’homme. Ses photographies mêlent portraits et scènes liées à ses recherches : cérémonies, artisanat, fabrication de marionnettes, travail des femmes ou danses. On lui aussi doit la dotation d’un prix décerné par l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales pour aider de jeunes ethnologues à financer leur terrain. Mais c’est surtout son journal de voyage, publié en 1999, qui la place dans la longue filiation des femmes voyageuses et aventurières.
Jeanne Cuisinier  Journal de voyage - Malaisie (1933), Indonésie (1952-55) Éditions de la Maison des sciences de l'homme, Paris, 1999.

samedi 3 mars 2012

Nellye Bly ou le tour du monde en 72 jours

Voyageuse et reporter. C’est à dix-huit ans qu’Elizabeth Cochran devient journaliste, embauchée après avoir adressé au The Pittsburg Dispatch, une chronique signée « l’Orpheline solitaire ». Devenue correspondante sous le pseudonyme de Nellie Bly, titre d’une chanson de l’époque, elle se spécialise d’emblée dans les reportages sur les conditions de vie des femmes au travail et des ouvriers dans les usines. Quand ses employeurs la transfèrent dans des rubriques moins dangereuses — jardinage, cuisine,  mode —, elle démissionne et part pour le Mexique, d’où elle envoie des enquêtes sur la corruption et sur la pauvreté. Après son expulsion par le gouvernement mexicain, elle part à New York et entre au New York World, le journal de Joseph Pulitzer… La célébrité ne lui viendra pas, cependant, du reportage social, mais d’un pari lancé par

Qu'est-ce qu'une aventurière ?


Pendant longtemps, le mot "aventurière" a été associé à l'image d'une femme fatale avec un décolleté profond et des yeux de velours, prête à séduire les hommes puissants pour leur soutirer de l'argent ou des secrets d'Etat.
Puis un jour est venu une femme qui n'était ni espionne ni courtisane. Et qui pourtant, était une véritable aventurière... Ida Pfeiffer.

dimanche 26 février 2012

Les aventurières qui s'habillent en homme sur France Inter

Le 19 février à 16 heures sur Fance Inter, dans l'émission de Stéphanie Duncan Les femmes, toute une histoire, Sylvie Steinberg et Christel Mouchard ont parlé de l'emploi par les femmes du costume masculin à travers l'Histoire. Une façon d'évoquer les aventurières dans tous les sens du terme...
Ecoutez, réécoutez cette émission...

jeudi 9 février 2012

L'extraordinaire aventure d'une femme à la recherche de l'Oiseau mythique

Le jour où Geneviève Renson a rencontré le "roi des marais", sa vie a changé. La fascination qu'a exercé sur elle cet oiseau étrange, que les premiers voyageurs en Afrique ont décrit "gros comme un chameau", l'a entraînée des années durant  à sa recherche. De la quête magnifique qu'elle a ainsi vécue aux confins du Botswana et de la Zambie, cette aventurière - dans le plus sens beau du terme - a rapporté des photos aussi étonnantes qu'émouvantes, et un récit qui dit toute la passion qui fut la sienne.
Pour en savoir plus, il faut lire et voir Sur les traces du roi des marais, par Geneviève Renson, Kubik Editions.

mercredi 1 février 2012

"A la pointe de l'ombrelle" Un spectacle pour raconter les aventurières

La compagnie Les Praticables a eu l'excellente idée de créer un spectacle sur le thème des grandes aventurières. Les  critiques ont été excellentes :

La compagnies Les Praticables
dans le spectacle
"A la pointe de l'ombrelle"

" Pour ces créatures qui surprennent l'oeil et dépassent l'entendement, l'obéissance, c'est la mort. Le goût de l'aventure et le rêve ont gagné le public."            
" La mise en scène de Sylvie Contant, portée par les pétillantes comédiennes, rendait joliment un vibrant hommage à celles qui, bravant leur époque, se battant pour des idées, ont tout osé."
" Une conversation à cinq, vive et passionnée dans laquelle les mots ricochent librement, rendant vraisemblables des rencontres improbables entre ces exploratrices. Les dialoguent assurent aux spectateurs un rythme léger qui fait alterner passion, pudeur et humour."  (Le Télégramme - Ouest France)

Après le succès remporté dans les médiathèques de Douarnenez, Plogonnec, Briec, St.Evarzec, et au Ty-Théâtre de Gouesnarc'h, le spectacle entreprend de s'adapter à d'autres scènes... Rendez-vous à l'automne 2012.  Nous vous donnerons le programme !

dimanche 22 janvier 2012

Isabelle Eberhardt ou l'éternelle jeunesse

Voyageuse et écrivain, Isabelle avait indéniablement d'Arthur Rimbaud son éternelle jeunesse, mais  alors que le poète avait cessé d'écrire pour se faire aventurier commerçant, elle révélait à peine un talent d'écrivain en pleine éclosion quand la mort l'emporta dans sa vingt-septième année. Fille naturelle de la veuve d’un aristocrate russe et du précepteur russe des enfants de la famille, Isabelle Eberhardt porte le nom de sa mère, allemande d’origine. C’est son père, cependant, qui l’élève, en même temps que ses demi-frères. Pope défroqué, érudit et anarchiste, il dispense une éducation qui est un curieux mélange de non-conformisme et d’autocratie. Coupée  du monde, mais habituée très jeune à s’évader par l’esprit et la culture,  Isabelle découvre tôt l’Islam, par son père qui parle et écrit l’arabe. Puis, à l’âge de dix-sept,  elle entame un long échange épistolaire avec un professeur d’arabe auprès duquel elle se fait passer