Entrez dans l'aventure au féminin...

Aventurières, voyageuses, exploratrices, globe-trotteuses... Elles existent, vous les avez rencontrées - peut-être en êtes-vous une.

Mais savez-vous qu'elles ont toujours existé ? Longtemps avant Alexandra David-Néel, longtemps avant Isabelle Eberhardt ?

En 1850, déjà... et même avant. Ida Pfeiffer, Isabella Bird, Gertrude Bell, Jane Dieulafoy... et tant d'autres. Ce blog leur est consacré ; aidez-moi à l'enrichir avec les histoires vraies que vous connaissez, et des questions auxquelles je m'efforcerai de répondre.



dimanche 5 août 2012

Ida, une aventurière qui bulle

Une bande dessinée de qualité pour évoquer les aventurières du XIXe siècle, par Chloé Cruchaudet. Ida, est une vieille fille trentenaire ; on trouvera en elle un peu d'Ida Pfeiffer, un peu d'Isabelle Bird, un peu de Mary Kingsley...  Ses crinolines sont plus vastes que normal, mais elles expriment à merveille toutes les contradictions et tous les charmes de nos voyageuses bien aimées, au-delà de quelques anachronismes assumés. L'aventure se déroule en trois épisodes à travers l'Afrique. Tome 1 : Grandeur et humiliation. Tome 2 : Candeur et abomination. Tome 3 : Stupeur et révélation.

mercredi 4 juillet 2012

Mary Kingsley : Lady Indiana Jones

Merci au magazine Causette de consacrer un bel article à Mary Kingsley, une des plus grandes aventurières de l'Histoire. Dans le numéro de julilet-août 2012. Et pour en savoir plus sur Mary Kingsley, voir aussi mon message du 17 octobre 2010.
(et merci aussi à Sylvie Constant, de la compagnie Les Praticables, de m'avoir signalé l'article... )

dimanche 10 juin 2012

Gladys Aylward

Une découverte que je dois à Laurence, de La Gacilly : Gladys Aylward. Domestique dans une maison londonienne, la jeune Gladys rêvait de devenir missionnaire. Faute de trouver une organisation qui l'accepte, elle économisa durant des années pour finalement se payer elle-même le voyage vers la Chine. Après un périple à travers la Sibérie, elle se fixa dans le Shanxi, où elle fonda une mission appelée l'auberge des Huit bonheurs, et parcourut la région comme "inspectrice du pied", c'est à dire chargée par le gouvernement local de lutter contre la pratique qui consistait à bander les pieds des filles. Pendant l'invasion japonaise, en 1938, elle entreprit de réunir une centaine d'enfants orphelins qu'elle réussit à cacher à l'ennemi au terme d'une  incroyable marche à travers la montagne. Nous connaissons cet exploit grâce au livre d'Alan Burgess, The Small Woman, et au film L'Auberge du sixième bonheur, dans lequel Ingrid Bergman joue le rôle de Gladys, un merveilleux mélo comme nous les aimons, magnifique hommage à une femme de courage.

mardi 15 mai 2012

Atelier d'écriture : quelle fin pour Devî ?


Mon roman Devî bandit aux yeux de fille avait besoin d'une fin. Les jeunes de Singapour et de Jakarta que j'ai rencontrés en mars dernier m'ont bien aidée. Voyez sur ce lien quelle imagination et quel sens de la narration ils ont déployés : Quelle fin pour Devî ?

lundi 9 avril 2012

Et les missionnaires

Il leur manquait une place dans ce blog. Pour la leur donner, commençons par soeur Mathilde, dont Danièle m'a parlé à Singapour. Quelle était la part de la vocation religieuse et du goût du voyage dans les départs des missionnaires ? Certaines vies semblent si bien en harmonie avec les pays de mission, certaines personnalités semblent tant imprégnées de la culture d'accueil qu'il est raisonnable de se poser la question.
Pour se préparer à partir en mission en Malaisie, soeur Mathile s'entraînait à supporter le climat équatorial en dormant l'été toutes fenêtres fermées sous d'épaisses couvertures de laine... tout en priant Dieu d'être du prochain voyage. Son voeu fut exaucé en 1854, date de son départ pour Singapour. Elle y resta dix-huit années, pendant lesquelles elle organisa une école pour filles et un orphelinat dont le nombre de pensionnaires ne cessa de grandir. Puis elle partit pour le Japon en 1872, où elle fut la première religieuse à pénétrer. Elle y vécut jusqu'à son décès, à l'âge de 97 ans.
C'est une aventure parmi d'autres dans l'histoire des missions... Vous avez des noms ?  N'hésitez pas à m'écrire.  Et je parlerai bientôt de la protestante Annie Taylor.
Ces informations sont extraites des Français à Singapour, par Maxime Pilon et Danièle Weiler, Editions du Pacifique, 2012.

mercredi 28 mars 2012

Jeanne Cuisinier à la rencontre des Muong

Les ethnologues aussi ont été de grandes voyageuses – et des aventurières de la science. Un exemple  : Jeanne Cuisinier, dont j’ai appris l’existence lors de ma visite en Malaisie, grâce à Stéphanie.
Elève de Marcel Mauss, Jeanne Cuisinier a voyagé en Asie du sud-Est en 1937-38 puis en 1955. Elle s’est particulièrement attachée à étudier la Malaisie, puis les Mường du Vietnam, qui lui ont fourni la matière de sa thèse, publiée en 1946. Elle a rapporté de ses terrains plus de mille objets, maintenant conservés au Musée de l’homme. Ses photographies mêlent portraits et scènes liées à ses recherches : cérémonies, artisanat, fabrication de marionnettes, travail des femmes ou danses. On lui aussi doit la dotation d’un prix décerné par l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales pour aider de jeunes ethnologues à financer leur terrain. Mais c’est surtout son journal de voyage, publié en 1999, qui la place dans la longue filiation des femmes voyageuses et aventurières.
Jeanne Cuisinier  Journal de voyage - Malaisie (1933), Indonésie (1952-55) Éditions de la Maison des sciences de l'homme, Paris, 1999.

samedi 3 mars 2012

Nellye Bly ou le tour du monde en 72 jours

Voyageuse et reporter. C’est à dix-huit ans qu’Elizabeth Cochran devient journaliste, embauchée après avoir adressé au The Pittsburg Dispatch, une chronique signée « l’Orpheline solitaire ». Devenue correspondante sous le pseudonyme de Nellie Bly, titre d’une chanson de l’époque, elle se spécialise d’emblée dans les reportages sur les conditions de vie des femmes au travail et des ouvriers dans les usines. Quand ses employeurs la transfèrent dans des rubriques moins dangereuses — jardinage, cuisine,  mode —, elle démissionne et part pour le Mexique, d’où elle envoie des enquêtes sur la corruption et sur la pauvreté. Après son expulsion par le gouvernement mexicain, elle part à New York et entre au New York World, le journal de Joseph Pulitzer… La célébrité ne lui viendra pas, cependant, du reportage social, mais d’un pari lancé par